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1,65 M$ pour une relève dans le domaine des sciences et technologies laser ultrarapides

François Légaré, professeur titulaire à l'INRS

Fort de son expérience du milieu scientifique et universitaire, le professeur François Légaré de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) mettra sur pied un ambitieux projet afin de créer un écosystème de formation durable dans le domaine de la science et technologie laser ultrarapide.

Le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) vient d’accorder à l’équipe de TrUST (« Training in Ultrafast Science and Technology ») une subvention de 1 650 000 dollars canadiens sur 6 ans.

Octroyé dans le cadre du Programme de formation orientée vers la nouveauté, la collaboration et l’expérience en recherche (FONCER), le projet rassemble une soixantaine de personnes des milieux universitaires, gouvernementaux et de l’industrie.

«Ce projet est le fruit du travail de toute une équipe très impliquée et passionnée par la science. Évidemment, c’est une excellente nouvelle pour ce projet porteur pour le Canada et son rayonnement à l’international. Nous remercions le CRSNG pour leur appui à ce projet de formation connecté avec les besoins de l’industrie canadienne.», s'est exprimé François Légaré, professeur et directeur du Centre Énergie Matériaux Télécommunications de l’INRS.

Le professeur Légaré dirige également le Laboratoire de sources femtosecondes (ALLS) qui suscite des collaborations internationales d’envergure, entre autres avec le LaserNetUS, mis sur pied par l’Office of Fusion Energy Sciences (FES) du département de l’Énergie aux États-Unis. Ce laboratoire unique au monde est une infrastructure de recherche axée sur la mise en place d’un nouveau type de laser aux applications révolutionnaires. C’est un centre national de services accessibles aux utilisatrices et utilisateurs de la recherche ou de l’industrie.

En août 2022, l’infrastructure ALLS a reçu près de 3,4 M$ du gouvernement fédéral par l’entremise du Fonds des initiatives scientifiques majeures (FISM) de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI). Depuis, le laboratoire profite de nouveaux lasers, dont le plus puissant au Canada, et d’une salle blanche moderne pour des lasers de forte puissance moyenne. Cette infrastructure de pointe accueille déjà des entreprises en phase d’exploration qui ne possèdent pas les lasers très couteux pour développer de nouvelles technologies.

La recherche au service de la société et de l’économie

Les lasers et technologies ultrarapides sont largement utilisés dans la recherche universitaire partout au Canada. Les domaines comme la spectroscopie, l’optique non linéaire et quantique, et l’imagerie biomédicale en sont quelques exemples. Beaucoup de ces avancées sont rapidement adoptées par l’industrie photonique dans divers secteurs. Les domaines de l’automobile, de l’aérospatiale, de la santé, de la surveillance de l’environnement, de la sécurité, de la santé publique, ou encore de la sécurité et de la défense en sont des exemples.

Les entreprises canadiennes, bien établies ou de type jeune pousse, utilisent des lasers ultrarapides pour fabriquer des instrumentations avancées dans ce secteur de l’industrie hyperspécialisé. La compagnie few-cycle Inc., dans nos locaux de Varennes, en est un bon exemple.

Parfois créées par des membres de la communauté de l’INRS, ces entreprises développent de nouveaux lasers ultrarapides pour la fabrication d’appareils. Le point commun qu’elles partagent toutes, pour assurer leur croissance, est l’accessibilité à une main-d’œuvre hautement qualifiée. Les compagnies particulièrement touchées sont celles qui possèdent un plan d’affaires qui prévoit le transfert des nouvelles technologies sur un marché plus large.

«En travaillant en étroite collaboration avec le milieu industriel, nous, les membres de la recherche, pouvons d’autant plus répondre à ces besoins et apporter de l’eau au moulin non seulement pour la formation de la relève, mais aussi pour le développement socio-économique du Canada», précise le chercheur à la tête du projet.

Une offre de formation accessible

Réunissant 11 chercheuses et chercheurs provenant de huit établissements universitaires de l’Atlantique au Pacifique, le projet profite aussi du soutien de 16 entreprises et de 10 partenaires socio-économiques. L’impact le plus positif de TrUST sera de transcender les barrières géographiques en connectant les chercheuses et chercheuses universitaires. La formation de haut niveau sera donc accessible par un plus large bassin de membres de la communauté étudiante ou en début de carrière.

Cette accessibilité sera d’autant plus profitable que les personnes en formation auront accès à des scientifiques aux horizons et expertises variés, de même qu’avec des entreprises de partout au Canada.

Le projet proposera rapidement, fort de ces expertises réunies, un portefeuille de séminaires et de cours virtuels accessibles portant sur les aspects techniques et les technologies de la science et technologie ultrarapide. Un large éventail de compétences professionnelles y compris l’EDI, la communication, le leadership et la gestion, le développement durable, la protection de la propriété intellectuelle et la commercialisation de l’innovation sont également au programme.

Des activités pour promouvoir l’interaction entre la communauté étudiante de TrUST et les partenaires industriels seront également proposées aux personnes en formation. Enfin, un soutien au démarrage d’entreprises sera disponible.

Une équipe forte et diversifiée pour un développement économique durable

Si l’excellence des membres de l’équipe de formatrices et de formateurs était un critère essentiel, le professeur Légaré et les codemandeurs avaient également pour priorité de prendre des mesures en faveur de l’équité, de la diversité et de l’inclusion (EDI). « Pour faire du Canada un pays leader dans le développement et la commercialisation des technologies basées sur la science et la technologie ultrarapide, il est requis d’offrir un environnement de recherche inclusif et accessible pour former la relève que notre économie du savoir a besoin », conclut François Légaré.

Une stratégie quantique pour le Canada

La subvention est accordée dans le cadre de la première Stratégie quantique nationale adoptée récemment par le gouvernement pour maintenir le leadership du pays comme chef de file mondial dans le domaine. Plus particulièrement, le Programme FONCER  permettra de former, d’attirer et de retenir les meilleurs talents en quantique au Canada.

Trois autres membres du corps professoral de l’INRS reçoivent également un financement dans le cadre des Subventions en quantique du programme Alliance, volet International. Les équipes des professeurs du Centre EMT, Fabio Boschini, Kenneth Beyerlein et Sharif Sadaf, ont obtenu 25 000 $ pour leurs projets respectifs. Ce financement les aidera à établir et à développer des collaborations et des projets de recherche internationaux en science et en technologies quantiques.

Plus largement, ces programmes de subventions permettront à plus de 900 étudiantes et étudiants des cycles supérieurs et stagiaires au niveau postdoctoral de recevoir une formation de pointe. Ils permettront également aux meilleurs chercheuses et chercheurs canadiens en quantique de participer à des collaborations en recherche à l’échelle nationale et internationale.

C’est le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie du Canada, François Philippe Champagne, qui a annoncé l’octroi de subventions totalisant près de 51 M$ à 75 chercheuses et chercheurs. Ces fonds seront versés par l’intermédiaire du programme de subventions Alliance et du Programme de formation orientée vers la nouveauté, la collaboration et l’expérience en recherche (FONCER) du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG). 

 

Source:
Service des communications et des affaires publiques
INRS, 18 avril 2023

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