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5,4M$ pour un projet novateur en génomique piloté par Jérôme Comte

Jérôme Comte, professeur au Centre Eau Terre Environnement de l'INRS

Les changements climatiques et l’urbanisation croissante ont des répercussions un peu partout autour du monde. Au Québec, les lacs et les cours d’eau ne sont pas épargnés et il y a un besoin de surveillance, entre autres avec l’augmentation de signalement d’efflorescence de cyanobactéries.

Le professeur Jérôme Comte du Centre Eau Terre Environnement (ETE), a reçu un montant de 5,4M$ pour le projet RosHAB: détection rapide des proliférations d’algues nuisibles sur le terrain, un financement étalé sur 3 ans. L’annonce a été faite le 18 avril 2023 par le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, l’honorable François Philippe Champagne, dans le cadre du Programme de partenariats pour les applications de la génomique (PPAG) de Génome Canada.

«L’exposition aux toxines produites par certaines cyanobactéries peut entraîner des problèmes de santé aigus et chroniques chez les humains et les animaux. Il est urgent de disposer d’outils de diagnostic rapide permettant de détecter et d’identifier efficacement ces cyanobactéries», explique Jérôme Comte, chercheur spécialisé en diversité et fonction microbienne.

Un outil innovant pour une surveillance sur le terrain

Mené en partenariat avec le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) et l’équipe du professeur Roger C Levesque de l’Université Laval, ce projet permettra de développer un outil métagénomique innovant aux fins de surveillance sur le terrain des cyanobactéries au Québec.

Il mettra en œuvre des procédures d’échantillonnage et d’analyse sur le terrain qui permettront une détection rapide dans les plans d’eau. Une plateforme bio-informatique comprenant une base de données de séquences de cyanobactéries issues de lacs du Québec facile à utiliser sera également mise en place au MELCCFP.

L’implémentation de cet outil au MELCCFP permettra de réduire le temps d’identification des cyanobactéries dans les plans d’eau au Québec. Des résultats qui peuvent prendre jusqu’à 4 jours avant d’être disponibles pourraient dorénavant prendre moins de 24 heures. L’objectif global du projet sera d’étendre son utilisation à d’autres administrations.

«Les efflorescences de cyanobactéries sont sensibles à plusieurs changements environnementaux dont l’afflux de nutriments ou les changements climatiques. Même avant que les efflorescences ne soient visibles, des toxines peuvent compromettre la potabilité de l’eau des plans d’eau affectés», explique Louise Hénault-Ethier, directrice du Centre Eau Terre Environnement et professeure associée à l’INRS. «Le développement d’outils moléculaires permettant de voir ce qui est invisible à l’œil nu est une avancée majeure pour la protection des plans d’eau et des populations du Canada.»

Un système d’information complet et rapide servant à observer et à prévoir les efflorescences de cyanobactéries nuisibles pourrait représenter une valeur d’au moins 130 M$ par année pour le Canada.

Génome Québec est heureux de souligner la performance des chercheurs québécois dans le cadre d’un concours pancanadien. Ce financement permettra d’accélérer la commercialisation et l’application de la génomique.

À propos du PPAG

Le Programme de partenariats pour les applications de la génomique (PPAG) vise à favoriser les partenariats entre l’industrie, des utilisateurs publics, et la recherche académique. Ce programme permet de stimuler le potentiel de la génomique pour accroître la compétitivité des secteurs clés de l’économie du Québec. Axé sur les solutions, le PPAG témoigne de la maturité de la technologie et de la volonté des utilisateurs d’en accélérer l’adoption. Ce programme fait l’objet d’un processus cyclique, lancé 2 fois par année.

Source:
Service des communications et des affaires publiques
INRS, 19 avril 2023

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