Le 10 septembre 2025 s'est tenue la 2e édition de cette activité en mode hybride visant à réunir tous les collègues de notre réseau, soit ceux de l'Université du Québec — Siège social et des 10 établissements. Le recteur de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Stéphane Pallage, a abordé son parcours dans le milieu universitaire à l’occasion d’un entretien avec le président de l’Université du Québec (UQ), Alexandre Cloutier, lors cet entretien.
Alexandre Cloutier a d’abord souligné les principaux jalons du parcours académique et professionnel de Stéphane Pallage. Ce dernier a raconté avoir été courtisé par l’UQAM, l’Université de Montréal et l’Université Laval lors de sa dernière année doctorale aux États-Unis. «Ce sont les gens du Département des sciences économiques, notamment Pierre Fortin et Clément Lemelin, qui ont fait pencher la balance en faveur de l’UQAM», a révélé le recteur.
Stéphane Pallage n’avait pas d’intérêt particulier pour l’administration lorsqu’il a commencé sa carrière de professeur en 1995. «Un professeur doit enseigner, faire de la recherche et réaliser des services à la communauté, a-t-il rappelé. Or, les tâches administratives, comme la direction de programme ou d’un département, s’inscrivent dans ce dernier volet. Il faut croire que les personnes autour de moi appréciaient mon travail, car d’autres occasions se sont présentées au fil des ans.»
Après avoir été vice-doyen à la recherche à l’ESG UQAM, Stéphane Pallage a obtenu le poste de doyen, qu’il a occupé de 2013 à 2017.
Lorsque l’occasion de poser sa candidature pour le poste de recteur de l’Université du Luxembourg s’est présentée, en 2017, Stéphane Pallage n’a pas hésité. «Il s’agissait d’une jeune université, c’était une occasion fabuleuse pour créer des programmes d’études. J’ai eu la chance d’y apprendre le métier de recteur en accéléré.»
Lors de son retour au Québec, en 2022, l’UQAM affichait le poste de recteur ou de rectrice. «La beauté de l’Université du Québec, c’est que les rectrices et les recteurs y sont élus. Nous sommes soumis à un vote de la communauté universitaire, ce qui nous oblige à mettre de l’avant une vision. La mienne était une ébauche de ce qui allait devenir un plan stratégique avec de grands projets de développement pour l’UQAM, dont une Faculté des sciences de la santé.»
Interrogé sur la complexité de la tâche de recteur de l’UQAM, Stéphane Pallage n’a pas esquivé la question. «C’est une université engagée, reconnaît-il. Dans l’histoire, les grèves ont fait avancer la société et l’UQAM est à l’avant-garde des changements sociaux.»
Chef d’orchestre
«Je ne suis pas le patron de l’UQAM, je suis son chef d’orchestre, insiste le recteur. J’ai la chance de côtoyer les meilleurs solistes dans plusieurs domaines. Mon défi est de les faire jouer ensemble pour interpréter une partition que l’on a collectivement écrite – le plan stratégique.»
Comme il l’a rappelé à maintes reprises depuis le début de son mandat, l’UQAM est une université publique avec une mission d’accessibilité essentielle pour la société québécoise. «On n’insistera jamais assez: le réseau de l’UQ est le plus grand ascenseur social que le Québec ait connu.»
Stéphane Pallage s’est également réjoui du travail effectué jusqu’à maintenant pour la relance du Quartier latin.
Alexandre Cloutier a souligné à quel point la nomination de Pauline Marois à titre de chancelière était un bon coup pour l’UQAM. «Nous avions besoin de quelqu’un partageant nos valeurs et notre engagement envers le Québec, souligne Stéphane Pallage. Madame Marois est une ambassadrice phénoménale pour l’UQAM.»
Le programme de médecine, qui est en développement, est un bel exemple de collaboration entre les établissements du réseau, a indiqué le recteur. «Un programme de médecine familiale sur tout le territoire du Québec, sans dupliquer les ressources, il n’y a que l’UQ qui puisse réaliser ce projet», a-t-il observé.
Stéphane Pallage est revenu sur le développement d’une Faculté des sciences de la santé, en soulignant que l’UQAM possède des expertises dans le domaine depuis sa création, notamment en psychologie, en sexologie, en biologie, en chimie et en sciences de l’activité physique.
En conclusion, Alexandre Cloutier lui a demandé ce que serait Montréal sans l’UQAM. «Nous sommes la seule université publique à vocation générale au centre-ville de Montréal», souligne Stéphane Pallage.
«Si l’UQAM n’avait pas existé, le Québec ne serait pas ce qu’il est devenu», affirmait le sociologue Guy Rocher (1924-2025). «On pourrait aussi inclure l’Université du Québec dans cette citation. Et on pourrait aussi affirmer que le Québec ne serait pas ce qu’il est sans Guy Rocher», a conclu le recteur.
Source: Pierre-Etienne Caza, Actualités UQAM, 11 septembre 2025