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La gestion des risques des changements climatiques en santé mentale, d’une approche réactive à préventive

Julien Le Beller est étudiant à la maîtrise en gestion de projet.

Les événements météorologiques extrêmes ont encore marqué l’actualité au cours de la dernière année : vagues de chaleur, feux de forêt, inondations, érosion côtière, etc. L’augmentation de la fréquence, de la sévérité et la durée de ces événements entraînent un impact négatif sur la santé mentale des populations touchées. Le système de santé québécois est-il en mesure d’adopter une approche préventive?

Infirmier de formation, coordonnateur de projets au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière-Appalaches et étudiant à la maîtrise en gestion de projet au campus de l’UQAR à Lévis, Julien Le Beller s’intéresse à la gestion des risques induits par les changements climatiques dans le secteur de la santé mentale dans le réseau de la santé et des services sociaux québécois.

« Les événements climatiques extrêmes sont associés à une hausse de l’anxiété, de la dépression et de la détresse psychologiques dans les populations touchées. Le fait de nous assurer que le réseau de la santé soit en mesure de répondre aux besoins en santé mentale s’insère dans un ensemble de mesures d’adaptation aux changements climatiques. L’objectif de mon mémoire de recherche est d’analyser la capacité du système de santé et de services sociaux du Québec à gérer les risques induits par les changements climatiques avec la lunette plus particulière de la santé mentale », explique M. Le Beller.   

L’étudiant a effectué la revue de 325 rapports annuels et financiers de 33 centres intégrés (incluant les centres intégrés universitaires) de santé et de services sociaux, centres hospitaliers universitaires, instituts et du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec publiés depuis la dernière réforme en santé, entre 2015 et 2020, afin de relever les mentions relatives aux inondations, aux changements climatiques et à la santé mentale.

« Les résultats de l’exercice ont de quoi surprendre. Sur les milliers de pages analysées, seulement 26 mentions d’un budget spécifique pour les inondations ont été dénombrées. 16 mentions des changements climatiques ont été retrouvées dans les rapports de gestion. Trois mentions pour un volet psychosocial à la sécurité civile pour les inondations. Cela illustre bien les orientations du système de santé, qui sont davantage réactives que préventives en ce qui concerne la santé mentale comme mesures d’adaptation aux changements climatiques », indique l’étudiant chercheur.

Réalisé sous la direction du professeur spécialiste de la gestion de projet en santé Louis Babineau et de la professeure en sciences de la santé, Lily Lessard, le projet de M. Le Beller s’insère dans le cadre du projet CASSSIOPEE sur les capacités des systèmes de santé à réduire les impacts psychosociaux des changements climatiques mené par le CISSS de Chaudière-Appalaches, en collaboration avec celui du Bas-St-Laurent et de la Chaire interdisciplinaire sur la santé et les services sociaux pour les populations rurales (Chaire CIRUSSS) dont la professeure Lessard est cotitulaire.

Pour suivre les résultats de l’étude, consultez la page de Chaire interdisciplinaire sur la santé et les services sociaux pour les populations rurales.  

Source :
Service des communications
UQAR, 22 février 2022

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