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Lancement de la Chaire UNESCO sur les ressources naturelles en Afrique et le développement durable

Christian Blanchette, recteur de l’UQTR, Armel Brice Adanhounme, professeur au Département de gestion des ressources humaines de l’UQTR, Idiatou Bah, professeure adjointe au Département de géographie de l’Université Laval, Alidou Ouédraogo, directeur du Département d’administration de l’Université de Moncton, Alexandre Croutzet, professeur à l’École des sciences de l’administration de l’Université TÉLUQ, et Martin Dumas, professeur à la Faculté des sciences sociales de l’Université Laval. Crédit: Audrey Phillips
 

La nouvelle Chaire UNESCO sur les ressources naturelles en Afrique et le développement durable a pour mission scientifique de se pencher sur les enjeux du développement durable liés aux activités extractives menées sur le continent africain. L’équipe de recherche issue d’universités canadiennes et africaines, sous la direction de Armel Brice Adanhounme de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), travaillera en concertation pour élaborer des solutions axées sur la responsabilité sociale des entreprises dans l’exploitation et la gestion des ressources naturelles.

Dans le contexte géopolitique mondial où l’Afrique, à la croisée des chemins entre la continuité ou la rupture avec le modèle occidental de développement et leur mise en cause par des alternatives alléchantes des pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), les expériences québécoises et canadiennes de gestion des ressources naturelles peuvent paver la voie d’un nouveau départ entre l’Afrique et ses partenaires internationaux.

«La perspective de codéveloppement que nous proposons dans le cadre de notre chaire, en partenariat avec tous les acteurs de l’industrie et en dialogue avec les chercheurs du Nord et du Sud, nous paraît comme une option viable pour atteindre les objectifs de développement durable dans le secteur extractif en Afrique. Nous travaillons à construire ce nouveau pont de recherche et d’action dans la cohésion et l’équité des rapports Nord-Sud», explique le titulaire de cette nouvelle Chaire UNESCO, le professeur Armel Brice Adanhounme.

Outre le professeur Adanhounme, initiateur de ce projet, l’équipe est dirigée au Canada par 3 autres cotitulaires: le professeur Alidou Ouédraogo de l’Université de Moncton, le professeur Martin Dumas de l’Université Laval et le professeur Alexandre Croutzet de l'Université TÉLUQ. En Afrique, les activités de recherche de la Chaire sont coordonnées par le professeur Kefing Condé de l’Université Sonfonia (Conakry, Guinée), le professeur Adama Traoré de l’Université des sciences sociales et de gestion (Bamako, Mali), la professeure Sokhna Fatou Seck-Sarr de l’Université Gaston-Berger (St-Louis, Sénégal), la professeure Chrysal Kénoukon de l’Université d’Abomey-Calavi (Bénin), la professeure Marie-Thérèse Mbengue de l’Université Catholique de l’Afrique Centrale (Cameroun), et la professeure Blanche Bissè Adoh, de l’Institut Universitaire du Sud à Abidjan, et de l’Université PGC de Korhogo (Côte d’Ivoire).

Cette initiative rassemble donc des universitaires, des acteurs de l'industrie extractive et des organisations associatives pour proposer une approche pragmatique visant à mettre fin à la «malédiction des ressources naturelles» qu’on associe ici aux conséquences négatives de la gestion inadéquate des richesses naturelles en Afrique.

«Il est du devoir des universitaires de contribuer à l’éradication de la pauvreté, à la dénonciation des injustices de gouvernance ainsi qu’à la protection de nos ressources naturelles, que ce soit ici ou ailleurs, comme en Afrique. En ce sens, cette nouvelle chaire UNESCO, la deuxième de l’histoire de l’UQTR, permettra au professeur Adanhoumne et ses précieux partenaires des universités canadiennes et africaines de contribuer aux efforts de l’UNESCO qui vise à assurer une paix durable et un développement équitable pour les communautés», souligne Christian Blanchette, recteur de l’UQTR.

Les 4 axes de recherche

Les axes disciplinaires suivants vont éclairer ces enjeux:

  • la socioanthropologie du développement
  • le droit du développement
  • l’économie des ressources naturelles
  • la gestion critique des parties prenantes

La méthodologie de recherche intervention favorisera le dialogue entre tous les acteurs impliqués pour créer de nouvelles connaissances et atteindre les objectifs de développement durable.

«L'économie des ressources naturelles en Afrique affronte des défis critiques incluant la surexploitation, les conflits et les dommages environnementaux, aggravés par une distribution inéquitable des revenus. En adoptant des pratiques éthiques, les entreprises peuvent promouvoir une utilisation durable des ressources et stimuler le progrès économique et social. L’étude de ces défis et de ces pratiques avec une perspective économique sera un des axes de recherche de la chaire», explique Alexandre Croutzet, professeur à l’École des sciences de l’administration de l’Université TÉLUQ.

Les objectifs

Les objectifs de la Chaire incluent l'association des acteurs locaux à la compréhension de leurs besoins en développement, la création de liens entre les programmes de responsabilité sociale des entreprises et les objectifs de développement durable, et enfin, la transformation des pratiques organisationnelles pour favoriser un partage équitable des retombées des projets de développement en Afrique.

L'approche vise aussi à améliorer les conditions de vie des communautés défavorisées dans une perspective de codéveloppement, et ainsi permettre aux communautés locales d’obtenir leur juste et équitable part. Les entreprises extractives trouveront également leur avantage dans cette approche collaborative en faveur des objectifs de développement durable, puisqu’elle permettra d’aborder franchement les enjeux identitaires, de gestion, de contestation des projets et de localisation, grâce aux éclairages théoriques proposés.
 

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