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L'application du fond géochimique naturel peut être problématique

Le fait de ne pas tenir compte des zones à forte concentration en métaux peut être problématique dans un contexte de généralisation du fond géochimique naturel proposé par le ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC). C'est une constatation présentée par le doctorant en sciences de l'environnement à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), Patrick Vualu Ibula Mambenga, lors de la soutenance de sa thèse qui avait lieu le 24 février dernier.

En effet, dans son étude qui visait à proposer une méthodologie permettant d'établir le niveau de contamination ou de risques environnementaux, le doctorant a étudié les sites miniers Siscoe, Sullivan et Marban, situés à l'ouest de Val-d'Or. Dans un premier temps, Patrick Vualu Ibula Mambenga s'est penché sur les méthodes de calcul des fonds géochimiques (Ba, Co, Cr, Cu et Ni). Des caractérisations et des essais géochimiques cinétiques ont ainsi démontré que les rejets de Siscoe et de Sullivan ne sont pas générateurs d'acide à long terme, dans leur état actuel.

Dans un deuxième temps, le doctorant s'est attardé à la caractérisation géochimique et géoenvironnementale des lithologies du gisement Marban classifiées par les géologues de la minière Hecla Mining. Les résultats des essais géochimiques réalisés sur ces différentes lithologies les classent également comme non générateurs d'acide à long terme. Finalement, son étude a également permis de démontrer qu'une contamination métallique des eaux de surface et souterraines et des sédiments sont dus aux activités anthropogéniques relevant du passif minier dans cette région.

Ainsi, les résultats de cette thèse de doctorat mettent en évidence le problème de généralisation de teneur de fond géochimique naturel du ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) au niveau provincial sans tenir compte de zones anomaliques à forte concentration en métaux. Ce projet de recherche doctorale, intitulé « « Approches de caractérisation géochimique et géo-environnementale d'un projet minier en contexte de fond géochimique naturellement élevé et/ou anthropisé : application aux secteurs miniers Siscoe - Sullivan - Marban, Val-d'Or, Canada », fut réalisé sous la direction du professeur à l'Institut de recherche en mines et en environnement (IRME) Benoît Plante, Ph. D., ainsi que sous la codirection des professeurs à l'IRME Abdelkabir Maqsoud, Ph. D et Mostafa Benzaazoua, Ph. D.

Source :
Service des communications
UQAT, 25 février 2020

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