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Recherche sur la violence entre hommes

En cette Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie, la professeure Sylvie Thibault, du Département de travail social au campus de Saint-Jérôme, collabore à une recherche sur la violence dans les relations intimes ou amoureuses entre hommes.

Membre du Centre de Recherches Appliquées et Interdisciplinaires sur les Violences intimes, familiales et structurelles (RAIV), la professeure Thibault est co-chercheure sur une étude de laquelle découle la campagne « Le cœur au beurre noir ». Il s’agit de quatre récits, inspirés librement des résultats d’une étude québécoise réalisée auprès d’hommes qui ont été victimes de violence dans leurs relations intimes et amoureuses. Par ces récits inédits, les écrivains lèvent le voile sur une réalité trop souvent occultée.

Article du Droit du 17 mai 2021

Dirigée à partir de l’Université Laval, cette recherche a mobilisé des chercheures, des partenaires et des collaborateurs de 6 régions du Québec, dont l’Outaouais

Ces récits sont le résultat d’une collaboration exceptionnelle entre les milieux de la recherche universitaire, de l’intervention communautaire et de la création, littéraire et artistique. « Ce projet de récits littéraires découle des résultats d’une recherche réalisée auprès d’hommes qui vivent le problème. Ils sont le fruit d’une très belle collaboration entre ces trois domaines, ce qui est plutôt rare puisque ces trois domaines travaillent souvent séparément, mentionne la professeure Thibault. Nous croyons que ces récits permettront de rejoindre et sensibiliser les communautés gaies et surtout à encourager les hommes victimes de violence à aller chercher de l’aide. »

Dans Le coeur au beurre noir, les auteurs Jean-Paul Daoust, Pierre-Luc Landry, Daoud Najm et Olivier Sylvestre nous plongent, le temps d’une courte nouvelle, dans les affres de la violence, certes, mais aussi avec l’espoir d’en sortir. Leur récit cherche également à contrer cette croyance qui veut qu’un homme ne puisse pas être victime de violence de la part de son ou ses partenaires.

Le projet vise notamment à reconnaître pleinement la violence dans les relations intimes ou amoureuses entre hommes. Selon Statistique Canada, entre 2009 et 2017 au Canada, 55 % des cas de violence entre partenaires de même sexe déclarés par la police sont survenus dans des relations intimes ou amoureuses entre hommes.

Cette réalité pourrait même être sous-estimée puisque les hommes dénoncent peu la violence dont ils sont victimes, surtout dans le contexte de relations avec des partenaires de même sexe.

Prendre conscience de la violence entre hommes

« Si la violence physique est inacceptable, d’autres formes de violence le sont tout autant, explique Alexandre Dumont-Blais, codirecteur général de RÉZO, organisme communautaire actif auprès des hommes gais, cis, bisexuels et trans. Celles-ci sont trop souvent occultées, voire même banalisées, alors qu’elles causent un tort considérable à de nombreux hommes qui en sont victimes. Avec cette initiative littéraire et artistique unique en son genre, nous voulons aider les hommes à nommer ce qu’ils vivent. À ne pas avoir honte et à aller chercher de l’aide auprès de ressources appropriées. »

Les 4 récits sont disponibles dans des recueils auprès des partenaires, mais lisez-les ou écoutez-les ici! (www.lecoeuraubeurrenoir.com).

Source :
Service des communications
UQO, 17 mai 2021

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