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Séquestration du carbone: Québec octroie près de 9 M$ à l’UQAM

Caroline Roger, directrice du Service des partenariats et du soutien à l'innovation (SePSI), Louis Baron, recteur intérimaire, le ministre Benoit Charette, la professeure Michelle Garneau et Christian Agbobli, vice-recteur à la Recherche, à la création et à la diffusion. Crédit: Nathalie St-Pierre

Le gouvernement du Québec octroie une subvention de 8,67 M$ sur 3 ans à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) afin qu’elle réalise l’étude des bilans de carbone dans les milieux humides naturels et perturbés du Québec méridional. C’est ce qu’a annoncé le ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs et ministre responsable de la région des Laurentides, Benoit Charette. Pour réaliser cette étude, la fonction de séquestration du carbone de ces milieux sera documentée afin d’évaluer leur contribution potentielle à l’atténuation naturelle des changements climatiques. Le gouvernement se positionne ainsi en chef de file en ce qui a trait à l’étude de la dynamique du carbone dans les milieux humides.

Le programme de recherche sera sous la responsabilité de la professeure du Département de géographie Michelle Garneau, une experte reconnue à l’échelle nationale et internationale sur la question du carbone et des milieux humides. La chercheuse est membre du Centre Geotop et du Groupe de recherche interuniversitaire en limnologie (GRIL-UQAM). Ce projet répond à l’action 1.13.1.1 du Plan pour une économie verte 2030, qui vise à acquérir des connaissances sur le potentiel de contribution des milieux humides à l’atténuation des changements climatiques.

L’aide financière permettra d’acquérir des connaissances sur les bilans de carbone, d’évaluer le potentiel d’atténuation des gaz à effet de serre (GES) par les milieux humides et d’identifier ceux qui y contribuent davantage et dont la conservation pourrait être prioritaire. Le tout sera réalisé en mesurant et en documentant les taux de séquestration et les flux de GES sous différentes conditions naturelles. Une analyse de l’impact des perturbations humaines sur la capacité d’entreposage du carbone des milieux humides et sur leurs émissions de GES, qui demeure méconnu, sera également effectuée.

«Notre gouvernement est déterminé à lutter contre les changements climatiques, et la séquestration du carbone sera un outil indispensable pour gagner cette lutte, souligne le ministre Benoit Charette. Pour ce faire, nous devons en savoir plus sur les bilans de carbone de nos milieux humides. Le but est de permettre un meilleur encadrement des projets ayant un impact sur ces milieux, mais également de préciser les normes pour leur conservation. J’ai hâte de lire les conclusions de madame Garneau et de son équipe afin de pouvoir les appliquer concrètement.»

«Depuis 50 ans, l’UQAM est à l’avant-garde de la recherche en sciences de l’environnement, rappelle le recteur intérimaire de l’UQAM Louis Baron. Avec ce financement exceptionnel, le gouvernent du Québec réitère ce positionnement de chef de file pour notre université. Grâce à l’expertise de pointe de la professeure Michelle Garneau, l’UQAM est aux premières loges d’un projet d’une grande ampleur visant à approfondir la compréhension des changements climatiques.»

«L’UQAM est fière d’avoir les expertises pour réaliser cette étude d’envergure sur les bilans de carbone dans les milieux humides naturels afin de mieux comprendre les impacts des changements climatiques sur leurs fonctions écologiques, hydrologiques et biogéochimiques, poursuit Christian Agbobli, vice-recteur à la Recherche, à la création et à la diffusion. Avec son Institut des sciences de l’environnement, son Pôle sur la ville résiliente et ses nombreuses infrastructures de recherche, l’UQAM développe les connaissances pour aborder la complexité des défis de société actuels.»

«Les milieux humides sont maintenant reconnus à l’échelle internationale comme des alliés de taille dans la lutte contre les changements climatiques, indique Michelle Garneau. Ce programme de recherche, dont l’envergure est unique à l’échelle canadienne, permettra de mieux documenter la dynamique du carbone de ces milieux. Nous souhaitons que les résultats attendus servent à améliorer les pratiques d’aménagement et de conservation du territoire afin d’assurer le bien-être des générations actuelles et futures.»

 

Source:
Service des communications
UQAM, 17 avril 2023

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