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Jeudi 14 mai–L’expertise de l’Université du Québec à l’honneur au Congrès de l’Acfas

Québec, le 13 mai 2026. – Les établissements de l’Université du Québec (UQ) brilleront par la forte présence de leurs chercheurs et chercheuses lors du 93e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (Acfas), du 11 au 15 mai 2026 à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Ces scientifiques présenteront une multitude de conférences et de communications libres autour de la thématique Sciences sans frontières.

L’UQ mettra quotidiennement à l’honneur une communication scientifique provenant de chacun de ses établissements. Parmi les sujets du jeudi 14 mai, on retrouve:

Université du Québec (UQ)

9–Quelle vision et quelles stratégies sont mises en œuvre au sein des universités?

Alexandre Cloutier (UQ), Christian Blanchette (UQTR), Martine Lagacé (UOttawa), Francis Leblanc (UMoncton), Karine Morin (Fédération des sciences humaines)

Le développement du scepticisme scientifique, alimenté par les fausses nouvelles (infox, fake news) largement diffusées sur les réseaux sociaux, fragilise le processus traditionnel de décisions basées sur des données probantes et le statut ou la parole des chercheurs et des scientifiques dans le débat public et politique. Cette évolution interroge le rôle et la place des universités, des lieux de production du savoir et des scientifiques au sein de nos sociétés. Dans un avenir proche, la contribution des universités au développement social et politique pourrait-elle être remise en cause? Fragilisée, attaquée, parfois dénigrée, la recherche scientifique, confrontée en outre à des baisses importantes de financement, s'interroge face à sa minorisation de sa parole dans le discours politique. Les universités à vocation francophone s’ajustent plus ou moins rapidement à cette nouvelle réalité. L’une des réponses consiste à s’impliquer plus systématiquement dans le champ du politique. Cela exige de leur part de mettre en œuvre une vision et des stratégies qui permettent de faciliter l’impact de la recherche sur l’élaboration des politiques publiques, ce qui sous-tend de sensibiliser et de former leur communauté de recherche à cet enjeu et d’y allouer des ressources. Suivant l’objectif d’un partage des meilleures pratiques, voire dans l’optique de développer des coopérations interuniversitaires, le présent colloque réunira des chercheurs/chercheuses et des administrateurs/administratrices de la recherche œuvrant dans diverses universités du Canada.

Heure: 9h45
Lieu: Pavillon M Santé, local M-1806 et en ligne
Relations de presse: Annie Beauregard, communications@uquebec.ca

Université du Québec à Montréal (UQAM)

4–Regards pluriels sur la recherche pour la transformation sociale

Sonia Tello-Rozas (UQAM), Marie-Michèle Lord (UQTR), Claude-André Guillotte (UdeS), Christine Champagne (UQAM), Justine Ballon (HEC Montréal), Mathilde Manon (UQAM)

Le contexte actuel de « polycrise », soit l’enchevêtrement de crises interconnectées qui s’accentuent entre elles, met à l’épreuve les institutions universitaires, les organisations et les milieux de vie, tout en bouleversant notre manière de concevoir la recherche et de définir le savoir. La recherche est donc appelée à repenser ses pratiques, son rôle et son potentiel en tant que levier de transformation sociale, notamment à travers des approches collaboratives et issues de l’innovation sociale. Ce colloque vise à outiller les milieux de recherche et les organisations afin d’accroître l’impact réel de la recherche sur les inégalités et le bien commun.

Heure: 9h
Lieu: Pavillon M Santé, locaux M-4830/M-4834 et en ligne
Relations de presse: Orian Labrèche, 514 987-3000, poste 20053, labreche.orian@uqam.ca

Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR)

414–Le repreneuriat au Québec regards croisés sur un écosystème en émergence

Marc Duhamel (UQTR), Luis Cisneros (HEC Montréal), Marie-Josée Drapeau (UQAC), Hedi Yezza (UdeS)

Après plus d’une décennie d’avertissements répétés, le fameux tsunami argenté de transferts d’entreprises rejoint les côtes des économies québécoise et canadienne. Malgré une reconnaissance accrue au Québec, le repreneuriat demeure un sujet largement marginalisé comparativement à l'entrepreneuriat, et en particulier dans les communautés d’affaires francophones du Canada. Et bien que cette situation n’a pas empêché la réalisation de près de 58 000 transferts de PME à travers le Canada en 2022, dont 9 365 au Québec, elle semble s’accompagner d’une certaine fragmentation de l’écosystème, susceptible de nourrir une culture d’isolement et une duplication des ressources. Cette table ronde propose un regard croisé sur les différentes dimensions du repreneuriat afin d'en décoder les principaux enjeux et les pistes de recherche—tels que le processus de sortie entrepreneurial, le transfert du capital social, la gestion du leadership partagé et la sensibilisation au transfert d’entreprise comme voie d'excellence entrepreneuriale.

Heure: 9h
Lieu: Pavillon A Ringuet, local A-2054 et en ligne
Personne-ressource: Marc Duhamel, marc.duhamel@uqtr.ca
Relations de presse: Jean-François Hinse, 819 244-4119, jean-francois.hinse@uqtr.ca

Université du Québec à Chicoutimi (UQAC)

617–Esthétiques de la rencontre: installations interactives et immersives dans l'espace public

Louis-Philippe Rondeau (UQAC), Albane Français (UQAC), Manuelle Freire (UQAC), Anne Le Bouyonnec (Pôle Synthèse)

Comment repenser et réinventer des dispositifs artistiques et culturels capables d'agir comme lieu de rencontre dans un contexte où les médiations technologiques tendent à isoler plutôt qu’à rassembler? Les installations interactives apparaissent aujourd’hui comme des vecteurs de découvrabilité et de transmission renouvelée de la recherche. Elles dépassent la logique de l’objet patrimonial ou conceptuel pour inscrire l’action au cœur du processus artistique et scientifique. En mobilisant l’expérience sensible, ces œuvres permettent d’interpeller les publics et de sensibiliser tant les citoyens que les pouvoirs publics aux enjeux sociétaux, culturels et scientifiques. Ainsi, ces dispositifs interactifs et artistiques ouvrent une nouvelle voie de diffusion des savoirs, en sortant la recherche des laboratoires et en lui donnant une portée sociale accrue. Leur dimension intersectorielle favorise des circulations inédites entre disciplines, invitant le public à devenir acteur d’une cocréation qui relie chercheurs, artistes, ingénieurs, designers et communautés. Dans un contexte de tensions sociales et de polarisation, ces pratiques contribuent à réactiver la cohésion sociale créant des espaces de partage et de dialogue.

Heure: 10h
Lieu: Pavillon B Albert-Tessier, local B-1200 et en ligne
Relations de presse: Karine Gagnon, 418 480-8674, karine1_gagnon@uqac.ca

Université du Québec à Rimouski (UQAR)

476–Recherche engagée et mobilisation des connaissances en violence conjugale: réflexions sur un processus partenarial entre maisons d’hébergement et protection de la jeunesse

Sastal Castro Zavala (UQAR), Rosita Vargas Diaz (Université Laval), Leïla Loucif (Maison pour femmes immigrantes), Léa Valérie Morin Perron (Maison pour femmes immigrantes)

Cette communication propose une réflexion sur le processus de mobilisation des connaissances en violence conjugale d’une recherche-action participative. Elle a été initiée par la Maison pour femmes immigrantes et l’Inter-Elles à partir de constats issus du terrain et d’espaces de dialogue intersectoriels, notamment des journées de réflexion avec plusieurs acteurs concernés (femmes immigrantes, intervenantes de la DPJ et de maisons d’hébergement, ainsi que d’autres organismes communautaires).

Heure: 9h15
Lieu: Pavillon A Ringuet, local A-1073 et en ligne
Personne-ressource: Sastal Castro Zavala, professeure en travail social, sastal_castrozavala@uqar.ca
Relations de presse: Jean-François Bouchard, jean-francois_bouchard@uqar.ca

Université du Québec en Outaouais (UQO)

482–Honte corporelle et autocompassion chez des personnes ayant consulté pour des préoccupations en lien avec le poids et l’image corporelle

Annie Aimé (UQO), Lunie Louis (UQO)

L’autocompassion est reconnue pour avoir un effet protecteur sur la santé mentale. Plus particulièrement, elle atténuerait les effets négatifs du poids et des préoccupations corporelles sur les comportements alimentaires. Inversement, la honte qu’entretient une personne face à son corps la rend plus à risque d’adopter des comportements alimentaires problématiques. La professeure Aimée s’intéresse aux associations entre la honte et la compassion corporelles et les comportements alimentaires adoptés par des femmes adultes ayant consulté des cliniques québécoises spécialisées dans le traitement des problématiques de poids et d’alimentation.

Heure: 10h50
Lieu: Pavillon B Albert-Tessier, local B-4210 et en ligne
Relations de presse: Louis Lafortune, 819 665-1345, louis.lafortune@uqo.ca

Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT)

419–Rouyn-Noranda: une histoire d’arsenic et de culture

Maxim Bonin (UQAT)

Cette communication explore les tensions entre milieux culturel et industriel à Rouyn-Noranda en prenant pour point d’ancrage la présence structurante et polarisante de la Fonderie Horne. Les enjeux liés aux émissions d’arsenic et à la santé publique alimentent les débats et creusent un fossé entre une partie de la population souhaitant la fermeture de la fonderie et une autre militant pour le maintien de ses activités. Parallèlement, la ville s’est imposée comme un pôle culturel majeur en région éloignée, notamment à travers le Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue et le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue. Ces événements, en partie financés par le milieu industriel, participent à la requalification symbolique et spatiale de la ville. À partir d’une analyse documentaire, cette communication examine comment ces initiatives culturelles contribuent à la «fabrique de la ville» dans un contexte industriel polarisant, et comment elles reconfigurent les usages et représentations d’un territoire marqué par une crise environnementale persistante.

Heure: 15h
Lieu: Pavillon A Ringuet, local A-2077 et en ligne
Relations de presse: Marie-Eve Lacombe, 819 762-0971, poste 2686, marie-eve.lacombe@uqat.ca

Institut national de la recherche scientifique (INRS)

208–Recherche interordre: Moteur d’innovation pour les technologies durables et la décarbonation au Québec

François Allard (INRS), Juliette Garcia (UQTR), David Myja (Cégep de Trois-Rivières), Nathalie Bourdeau (Innofibre), Julie Lévesque (Cégep de Trois-Rivières), 

Ce colloque a pour objectif de mettre en lumière des regroupements de recherche interordres existants au Québec, d’en présenter la diversité ainsi que les résultats concrets issus de leurs travaux. Il se veut un espace d’échange et de réflexion permettant aux chercheurs et aux étudiants de partager leurs résultats et travaux de recherche. En favorisant le dialogue entre les différents acteurs des milieux collégial et universitaire, le colloque vise à stimuler de nouveaux maillages, à consolider les collaborations actuelles et à susciter l’émergence de projets structurants. Ultimement, cette mise en réseau contribuera à accroître la cohérence, la visibilité et l’impact de la recherche menée au Québec, au bénéfice de l’innovation, du développement socioéconomique et de la société dans son ensemble.

Heure: 13h15
Lieu: Pavillon Y CIPP, local Y-2150 et en ligne
Relations de presse: Julie Robert, 514 971-4747, medias@inrs.ca

École nationale d’administration publique (ENAP)

103–Tensions et paradoxes de la territorialité dans la mise en œuvre de la gestion par trajectoires des soins et services au Québec

Anna Goudet (ENAP), Mehdi Masmoudi (ENAP), Cassandra Poitras (ENAP), Lara Maillet (ENAP)

La mise en œuvre de la gestion par trajectoires des soins et services (GTSS) suscite et réactive plusieurs types de tensions, dont des tensions territoriales. Ce mode de gestion, implanté dans plusieurs CI(U)SSS au Québec à la suite de la réforme de 2015, peut être défini comme « une innovation de gouvernance fondée sur une approche transversale, non hiérarchisée du fonctionnement des organisations de santé et où la collaboration avec les partenaires externes et les usagers est centrale pour mener des actions intersectorielles visant l’amélioration de l’état de santé de la population sur un territoire » (Maillet et al. 2021). La GTSS doit ainsi trouver un équilibre entre harmonisation des pratiques et spécificités des régions sur le territoire. Or, les conditions de sa mise en œuvre—notamment des tensions préexistantes entre RLS, une prise en compte limitée des disparités régionales et le fait que certains professionnels, partenaires externes et usagers aient été peu impliqués dans les décisions—peuvent favoriser la reproduction d’inégalités territoriales aux niveaux clinique et systémique. L’équipe de recherche documente depuis 2017 l’implantation de la GTSS par une étude de cas multiple avec niveaux d’analyse imbriqués reposant sur un devis mixte. Les résultats présentés dans cette conférence sont basés sur l’étude d’un cas au Québec.

Heure: 14h40
Lieu: Pavillon E Nérée-Beauchemin, local E-1078 et en ligne
Relations de presse: Sophie Laberge, 514 771-8256, sophie.laberge@enap.ca

École de technologie supérieure (ÉTS)

613–De la préfabrication à l’économie circulaire: maturité organisationnelle et trajectoires de transformation dans le secteur québécois de la construction

Ivanka Iordanova (ÉTS), Gabriel Jobidon (ÉTS), Sara Rankohi (UQAM), Myriam Gakwaya (UQAM)

La préfabrication et la construction hors site sont de plus en plus considérées comme des leviers de transition vers des pratiques de construction plus durables et circulaires. Elles permettent notamment de réduire les déchets, d’améliorer la qualité et la productivité, tout en renforçant le potentiel de circularité, mais leur adoption demeure variable selon les organisations.

Cet article analyse cette hétérogénéité à travers le concept de maturité organisationnelle, à partir d’une revue de littérature et d’une démarche empirique auprès d’acteurs québécois du secteur. Les résultats montrent que l’industrialisation de la construction constitue une transformation sociotechnique plutôt qu’une simple évolution technologique, dépendant de la capacité des organisations à intégrer ces stratégies à l’échelle du cycle de vie des projets.

Heure: 10h35
Lieu: Pavillon Y CIPP, local Y-2154 et en ligne
Relations de presse: Sophie Dubuc, 514 466-6087, demandes-medias@etsmtl.ca

Université TÉLUQ

529–Dans quelle mesure les étudiants à distance ont-ils changé depuis la pandémie?

Cathia Papi (TÉLUQ)

Il est courant de situer l’origine de la formation à distance à l’invention du timbre-poste, qui a facilité la diffusion des cours par correspondance dès le XIXe siècle, et Sir John Daniel (2021) rappelle que certaines caractéristiques de ce mode d’enseignement existaient déjà auparavant. Avec l’essor d’internet, la formation à distance s’est surtout développée sous forme de formation en ligne majoritairement asynchrone, et le nombre d’étudiants y ayant recours a augmenté tout au long du début du XXIe siècle. Ils demeuraient toutefois minoritaires jusqu’à la pandémie de Covid 19, qui a entraîné le passage massif et rapide de l’ensemble des apprenants vers la formation à distance. Plus synchrone et souvent mise en œuvre dans l’urgence, cette modalité est alors devenue, pour un temps, l’expérience commune de tous les enseignants et étudiants, transformant profondément leurs pratiques. Alors que plusieurs découvraient un mode de formation inédit, il devient pertinent de s’interroger sur les transformations possibles du profil des apprenants à distance. Sont-ils désormais plus nombreux? Toujours concentrés dans les institutions unimodales ou davantage répartis entre Cégeps, collèges et universités? Leurs caractéristiques ont-elles évolué à la suite de cette généralisation forcée? Nous proposons d’examiner des données ministérielles récentes afin d’éclairer ces questions et de brosser un portrait nuancé de l’évolution de la situation.

Heure: 12h
Lieu: Pavillon B Albert-Tessier, local B-2223 et en ligne
Personne-ressource: nom, courriel 
Relations de presse: Catherine Lévesque, 1 800 665-4333, poste 5047, catherine.levesque@teluq.ca

 

À propos de l’Université du Québec
Nous sommes l’Université du Québec. Ensemble, nous formons la plus grande université francophone des Amériques. Accessible et innovant, notre réseau d’universités bâtit la société de demain. Par la formation, la recherche et la création, nous transformons les vies et le monde. Sur tout le territoire du Québec, nous sommes un partenaire privilégié des collectivités et des Premiers Peuples.

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Source:
Annie Beauregard
Directrice du bureau de la présidence et de la planification
Université du Québec
communications@uquebec.ca
418 657-4035

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