Québec, le 11 mai 2026.–Les établissements de l’Université du Québec (UQ) brilleront par la forte présence de leurs chercheurs et chercheuses lors du 93e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (Acfas), du 11 au 15 mai 2026 à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Ces scientifiques présenteront une multitude de conférences et de communications libres autour de la thématique Sciences sans frontières.
L’UQ mettra quotidiennement à l’honneur une communication scientifique provenant de chacun de ses établissements. Parmi les sujets du mardi 12 mai, on retrouve:
Université du Québec à Montréal (UQAM)
Cécile Bardon (UQAM)
Les cas de suicide, particulièrement chez les jeunes, sont en hausse à l’échelle mondiale. La prévention progresse grâce à la recherche, aux politiques publiques et aux pratiques cliniques et communautaires, soutenues par des collaborations accrues entre chercheurs, milieux communautaires et le réseau de la santé. Malgré ces avancées, des défis persistent quant à l’efficacité des programmes, à l’usage des technologies et à l’implantation des interventions. Ce colloque vise à faire le point sur les recherches et pratiques actuelles, à renforcer l’arrimage entre politiques et terrain, et à favoriser le dialogue entre savoirs scientifiques, pratiques et expérientiels.
Heure: 13h30
Lieu: Pavillon T Chiropratique, local T-3603 et en ligne
Relations de presse: Orian Labrèche, 514 987-3000, poste 20053, labreche.orian@uqam.ca
Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR)
633–La provocation, simple baromètre des sensibilités ou vecteur d’interdit?
Mathilde Barraband (UQTR), Solange Lefebvre (UdeM)
Diverses formes de provocation (ou leurs corollaires) sont prohibées dans de nombreuses juridictions et échappent à la protection de la liberté d’expression. Or la provocation est aussi mobilisée comme un instrument de politique, de création, de vente, de pédagogie, de prosélytisme, etc. Sur la fine ligne entre offense et préjudice, elle apparaît comme un vecteur d'interdit et comme le baromètre des sensibilités d’une époque. La Chaire France Québec sur les enjeux contemporains de la liberté d'expression (CNRS-FRQ) réunit pour ce colloque international des expertes et experts de différentes disciplines (droit, linguistique, science politique, sociologie, arts et lettres, sciences des religions) pour éclairer cette notion, ses usages, sa réception, et les philosophies de la liberté d’expression qui en accompagnent l’utilisation. Si le colloque s’axe sur la France et le Québec, voire sur une comparaison France-Québec, d’autres cultures et pays permettront d’offrir des contrepoints.
Heure: 9h
Lieu: Pavillon M Santé, local M-1806 et en ligne
Personne-ressource: Mathilde Barraband, mathilde.barraband@uqtr.ca
Relations de presse: Jean-François Hinse, 819 244-4119, jean-francois.hinse@uqtr.ca
Université du Québec à Chicoutimi (UQAC)
520–L’inclusion en éducation de la petite enfance: documenter pour mieux agir
María Camila Londoño Aristizabal (UQAC), Carmen Dionne, (UQTR), Annie Paquet (UQTR), Colombe Lemire, (UQTR), Stéphanie Girard, (UQTR)
L’inclusion a une portée universelle en embrassant « une vision de la diversité, non pas comme un problème à résoudre, mais comme un levier pour une justice sociale et l’équité. C’est une reconnaissance des droits humains fondamentaux et un véhicule pour lutter contre les inégalités » (UNESCO, 2021, p. 9). Pourtant, les avancées sont mitigées et les défis sont encore importants. Selon le récent Rapport mondial sur la petite enfance (UNESCO, 2024), le monde n’est pas sur la bonne voie pour atteindre la cible 4.2 des objectifs de développement durable (ODD), qui engage les pays à veiller à ce que toutes les filles et tous les garçons aient accès à un développement de la petite enfance, à des soins et à une éducation préprimaire de qualité d’ici à 2030.
Heure: 8h30
Lieu: Pavillon B Albert-Tessier, local B-4215 et en ligne
Relations de presse: Karine Gagnon, 418 480-8674, karine1_gagnon@uqac.ca
Université du Québec à Rimouski (UQAR)
Yann Fournis (UQAR)
Les études régionales au Québec semblent penser un territoire sans politique : les analyses issues de la sociologie et de la géographie économique observent le développement des territoires sans conférer un rôle particulier aux acteurs et actions politiques (État national, politiques publiques, institutions municipales). Or, cette cécité empêche de considérer le modèle québécois de développement à sa juste mesure, comme une tentative de créer un nouvel équilibre entre logique fonctionnelle et logique institutionnelle au sein de la gouvernance multiniveau du territoire québécois. Nous examinerons d’abord comment les travaux de sociologie et de géographie économique ont produit des analyses plurielles du développement territorial, sans parvenir à prendre en compte sa dimension politique essentielle et la double nature du territoire (relationnelle et structurelle pour les sociologues, substantielle et formelle pour les géographes économiques). Nous tenterons ensuite de saisir le rapport au territoire du modèle québécois de développement comme un équilibre précaire entre logique fonctionnelle et logique institutionnelle qui a très souvent débouché sur une gestion bipolaire (séparant l’aménagement du développement).
Heure: 15h30
Lieu: Pavillon A Ringuet, local A-2078 et en ligne
Personne-ressource: Yann Fournis, professeur en développement régional, yann_fournis@uqar.ca
Relations de presse: Jean-François Bouchard, jean-francois_bouchard@uqar.ca
Université du Québec en Outaouais (UQO)
Catherine Déri (UQO)
Depuis la sortie de ChatGPT en 2022, les ressources enseignantes de tous les ordres d’enseignement font face à une nouvelle sorte de ‘cyberplagiat’, c’est-à-dire que les personnes étudiantes s’approprient des textes générés par de l’intelligence artificielle (Peters, 2023). Ce plagiat que nous qualifierons de « moderne », se mélange avec le plagiat « traditionnel » qui pouvait être détecté, en partie, au moyen de logiciel de reconnaissance de similitude de texte. En revanche, la fiabilité des outils de détection de l’IA a été constamment remise en question parce qu’il en résulte des « faux positif ou des faux négatifs » (Chaka, 2024; Elkhatat et al., 2023; Weber-Wulff et al., 2023). Nous présenterons de résultats de recherche récents qui viendront amplifier ces observations, à la suite d’une collecte de données par vidéographie (screencasting, en anglais). Nous avons testé sept détecteurs d’IA en accès libre sur l’enregistrement de 20 productions écrites par des personnes étudiantes de sept universités différentes (Canada, France et Belgique). Une discussion s’en suivra, incluant des réflexions particulières sur l’aspect discriminatoires envers les personnes rédigeant dans une langue autre que primaire, de même que le développement de stratégies de contournement par les personnes étudiantes, comme l’utilisation de traducteurs, la paraphrase à répétition ou l’insertion fautes intentionnelles.
Heure: 14h
Lieu: Pavillon B Albert-Tessier, local B-1222 et en ligne
Relations de presse: Louis Lafortune, 819 665-1345, louis.lafortune@uqo.ca
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT)
658–De l’écran à l’expression: l’art-thérapie face à la cyberintimidation
Florence Brisson-Dyens (UQAT)
Au Québec, plus de la moitié des jeunes victimes de cyberintimidation vivent de la détresse psychologique et voient leur estime d’eux-mêmes fragilisée. Cette communication s’intéresse au potentiel de l’art-thérapie pour les accompagner. En leur offrant un espace pour exprimer leurs émotions autrement que par les mots, cette approche peut aider à reprendre confiance, à mieux faire face aux épreuves et à se reconstruire. En s’appuyant sur différents travaux de recherche, l’étude met en lumière des pistes d’intervention concrètes. L’art-thérapie apparaît ainsi comme une avenue prometteuse pour aider les jeunes à reprendre le pouvoir sur leur image, souvent mise à mal par les attaques en ligne.
Heure: 15h15
Lieu: Pavillon A Ringuet, local A-1073 et en ligne
Relations de presse: Marie-Eve Lacombe, 819 762-0971, poste 2686, marie-eve.lacombe@uqat.ca
Institut national de la recherche scientifique (INRS)
Carole Lévesque (INRS), Ioana Radu (UQAT), Emmanuelle Piedboeuf (UQAT)
Le présent colloque propose d’explorer, avec l'étroite participation de leaders et détenteurs et détentrices de savoirs autochtones, de chercheurs et chercheuses et de personnes étudiantes (autochtones et non autochtones), les chemins empruntés ces dernières années par plusieurs instances autochtones en réponse aux cadres législatifs en vigueur. Quels défis leurs initiatives posent-elles? Comment ces instances arrivent-elles à se doter d’une compréhension commune des enjeux sociaux, culturels, politiques, économiques et juridiques que pose la Déclaration? Quels liens peuvent être tissés entre la Déclaration et les perspectives de réconciliation et de consultation en contexte autochtone? Quels sont les impacts de l'implantation de la Déclaration à l'échelle locale? Quels sont les besoins en matière d'information et de formation pour les acteurs et actrices institutionnels qui travaillent au sein de ces instances locales ou régionales? Quelles sont les retombées pour les populations?
Heure: 9h
Lieu: Pavillon A Ringuet, local A-1092 et en ligne
Relations de presse: Julie Robert, 514 971-4747, medias@inrs.ca
École nationale d’administration publique (ENAP)
Fanny Tremblay-Racicot (ENAP), Sophie Bernard (Polytechnique Montréal), Emmanuel Raufflet (RRECQ), Rafael Ziegler (HEC Montréal), Murielle Palix (RRECQ), Louis Tanguay (RRECQ), Marlybell Ochoa Miranda (RRECQ)
Face au consensus croissant sur la non-durabilité du modèle économique actuel, de nombreuses approches de transition cherchent à repenser les rapports entre production, consommation et ressources. L’économie circulaire s’inscrit parmi elles, aux côtés d’autres visions comme la décroissance, la sobriété ou l’économie régénérative, et suscite aujourd’hui un intérêt considérable. Souvent associée aux innovations technologiques et industrielles visant à réduire l’extraction des ressources et la production de déchets, elle appelle aussi à un examen attentif de ses dimensions sociales, culturelles et symboliques. Comprendre et accompagner la transition circulaire suppose de s’intéresser aux dynamiques humaines, institutionnelles et narratives qui façonnent les transformations en cours. Dans cette perspective, les sciences sociales et humaines et les arts et les lettres (SSHAL) offrent des contributions complémentaires et variées pour comprendre et accompagner ces transformations. Ces disciplines permettent d’interroger, de représenter et de produire des savoirs sur les valeurs, les pratiques et les imaginaires qui structurent comportements, institutions et modes de vie, tout en ouvrant des perspectives nouvelles et en favorisant la réflexion sur l’adoption de pratiques circulaires.
Heure: 9h
Lieu: Pavillon A Ringuet, local A-2039 et en ligne
Relations de presse: Sophie Laberge, 514 771-8256, sophie.laberge@enap.ca
École de technologie supérieure (ÉTS)
209–Opérationnaliser la transition climatique dans les villes
Annie Levasseur (ÉTS), Arianne Provost-Savard (ÉTS)
Une transition climatique rapide est essentielle pour stabiliser les émissions de GES, limiter le réchauffement et renforcer l’adaptation aux impacts déjà observés. Dans un contexte où près de 70 % de la population mondiale vivra en milieu urbain d’ici 2050, les villes concentrent à la fois les émissions et les leviers d’action. La transition climatique urbaine repose sur le développement et le déploiement d’outils adaptés, notamment en matière de comptabilisation des GES, de mobilité durable, d’efficacité énergétique et de consommation responsable, tout en intégrant des dimensions législatives et comportementales. Elle nécessite également la mobilisation coordonnée des acteurs publics, privés et citoyens. Ce colloque mettra en lumière des initiatives et projets innovants visant à accélérer cette transition.
Heure: 9h
Lieu: Pavillon G Michel-Sarrazin, local G-1108 et en ligne
Relations de presse: Sophie Dubuc, 514 466-6087, demandes-medias@etsmtl.ca
Université TÉLUQ
Sebastian Weissenberger (TÉLUQ), Boubacar Kande (TÉLUQ)
Les jardins intégrés de résilience (JIR) au Sénégal, initiative financée par la FAO avec divers partenaires, répondent aux difficultés rencontrées par les systèmes agricoles familiaux du Sénégal à prospérer dans un contexte de changement climatique, de pluies irrégulières, de sécheresse et de salinisation des sols, à travers une gestion collective et intelligente de l’eau. Les JIR sont une solution locale qui permet d'assurer la sécurité alimentaire, développer de nouvelles sources de revenus, et s'adapter au changement climatique, sur trois sites (zone des Niayes, Kolda en Casamance, Matam dans la vallée du Sénégal) choisis en fonction des trois grandes régions agro-climatiques du Sénégal. Notre étude explore les différents dispositifs techniques et d'organisation de gestion de l’eau à travers une analyse de la littérature scientifique et des rapports techniques ainsi que notre expérience de terrain dans la mise en œuvre des projets de JIR. Diverses solutions ont été recensées, incluant l’irrigation économe, la récupération et le stockage d'eau de pluie, et la protection des sols avec du paillage ou des haies. La durabilité des solutions élaborées dépend de plusieurs facteurs comme l'accès aux infrastructures hydrauliques, le coût de l'énergie, le renforcement des compétences locales et l’articulation avec les politiques publiques de gestion des ressources en eau. Les JIR constituent un outil d’innovation socio-agroécologique dans le contexte du changement climatique.
Heure: 10h05
Lieu: Pavillon G Michel-Sarrazin, local G-1050 et en ligne
Relations de presse: Catherine Lévesque, 1 800 665-4333, poste 5047, catherine.levesque@teluq.ca
À propos de l’Université du Québec
Nous sommes l’Université du Québec. Ensemble, nous formons la plus grande université francophone des Amériques. Accessible et innovant, notre réseau d’universités bâtit la société de demain. Par la formation, la recherche et la création, nous transformons les vies et le monde. Sur tout le territoire du Québec, nous sommes un partenaire privilégié des collectivités et des Premiers Peuples.
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Source:
Annie Beauregard
Directrice du bureau de la présidence et de la planification
Université du Québec
communications@uquebec.ca
418 657-4035