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De la mer... à votre pharmacie

2015-07-09

Une équipe de chercheurs dirigée par le professeur Jonathan Gagnon a mis au point une technologie permettant de valoriser les carapaces de la crevette nordique. Spécialisée en biotechnologie, la compagnie ontarienne Ovensa a obtenu une licence mondiale pour la production et la commercialisation de cette innovation, dont les applications touchent les secteurs de la pharmaceutique, du cosmétique et de la nutrition.

Cette technologie développée à l'UQAR est un dérivé du chitosane appelé le triméthylchitosane (TMC). « Le chitosane est le deuxième biopolymère le plus abondant après la cellulose », explique le professeur Gagnon. « Il s'agit d'un polysaccharide qui provient notamment de la carapace des crevettes. Lorsqu'on dissout les minéraux qu'elle contient, on obtient de la chitine. Et lorsqu'on enlève les groupements acétyles de la chitine, on obtient le chitosane, soit un polymère naturel qu'on retrouve notamment dans nos tendons. »

Les carapaces de la crevette nordique ont été choisies pour cette recherche d'envergure en raison de leur abondance. « C'est une biomasse importante. L'industrie des pêches génère des tonnes et des tonnes de carapaces de crevettes. En valorisant un tel résidu industriel, qui a d'ailleurs l'avantage d'être décortiqué en un même endroit, nous nous assurons d'avoir un bon approvisionnement pour une production à grande échelle », note le spécialiste de l'UQAR dans la purification, la caractérisation et la modification de polysaccharides d'origine naturelle.

Sur la photo : Le professeur Jonathan Gagnon. (Photo : Sébastien Rabouin)

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Source :
Jean-François Bouchard
UQAR-Info
3 juillet 2015

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Mise à jour: 31 mars 2023