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Le professeur Christian Messier collabore à un rapport national sur les risques pour la santé des végétaux au pays

Le professeur Christian Messier

Christian Messier, professeur en écologie forestière au Département des sciences naturelles et directeur scientifique de l’Institut des sciences de la forêt tempérée (ISFORT) à l’UQO, fait partie d’une équipe d’experts qui vient de publier un rapport sur les risques pour les végétaux au Canada.

Cultiver la diversité relève ces nombreux risques et offre un aperçu des pratiques prometteuses qui peuvent contribuer à les atténuer. Le professeur Messier affirme que ce document met en lumière l'importance de la diversité autant au niveau des pratiques culturales utilisées en agriculture et foresterie que des communautés végétales qui composent nos prairies, champs agricoles et forêts. « La diversité est notre meilleure protection contre ces différentes menaces qui sont en augmentation constante! »

Le rapport souligne notamment que les végétaux contribuent pour près de 3 % au PIB du Canada et sont la principale source de sécurité économique de nombreuses collectivités. Ils sont également essentiels au maintien de la sécurité alimentaire, de la durabilité de l’environnement et de la santé publique, et revêtent une importance culturelle, physique et spirituelle pour les habitants de tout le Canada.

En plus de nourrir la planète, les végétaux fournissent l’oxygène, contribuent à la formation des sols, filtrent l’eau et sont largement utilisés pour la fabrication de médicaments.  

Les experts expliquent également que les dans les exploitations agricoles ou les forêts du Canada, les végétaux font face à des menaces de plus en plus complexes au pays. Il est donc impératif de les protéger pour maintenir les avantages qu’ils procurent sur le plan de la santé et de la prospérité économique, préviennent les auteurs du nouveau rapport intitulé Cultiver la diversité, rédigé par un comité d’experts du Conseil des académies canadiennes (CAC). En effet, les changements climatiques ont exacerbé les risques existants. Pensons aux événements météorologiques extrêmes, aux maladies et aux prédateurs. De plus, la circulation mondiale croissante des personnes et des biens ainsi que les processus évolutifs ajoutent à la menace, exigeant un changement dans l’approche phytosanitaire du Canada.

Le rapport propose de s’inspirer des connaissances millénaires issues de la culture autochtone des végétaux qui offrent des indications précieuses, par exemple, sur la manière dont les plantes s’adaptent aux changements environnementaux. Les innovations technologiques, comme la sélection de variétés de cultures plus résistantes, la télédétection, ainsi que l’agriculture et la foresterie de précision peuvent également contribuer à atténuer l’incidence des changements climatiques et des épidémies de phytoravageurs.

Au sujet du Conseil des académies canadiennes

Le CAC est un organisme à but non lucratif qui entreprend des évaluations indépendantes et basées sur des données probantes afin de guider l'élaboration de politiques publiques au Canada. Le CAC a été fondé par trois organisations indépendantes qui représentent les esprits les plus brillants au Canada : la Société royale du Canada, l’Académie canadienne du génie, et l’Académie canadienne des sciences de la santé. Leurs membres, fellows et dirigeants font partie du conseil d’administration et du comité consultatif scientifique du CCA et sont une source de premier plan d’experts pour nos comités d’évaluation. Les académies fondatrices du CAC fournissent également des conseils et des commentaires tout au long du processus d’évaluation, y compris pendant les processus de sélection des experts et de diffusion des rapports. Pour de plus amples renseignements au sujet du CAC ou de ses évaluations, rendez-vous au www.rapports-cac.ca.

Communiqué de presse
Pour lire le rapport Cultiver la diversité

Source :
Service des communications
UQO, 27 janvier 2022

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